Suites arithmétiques et géométriques

Mis à jour le 28 septembre 2026

Les suites reviennent dans presque tous les sujets, souvent dans un contexte concret : abonnement, placement, population. Le plus important est de reconnaître le bon type de suite.

Suite arithmétique : on ajoute

(un)(u_n) est arithmétique de raison rr si un+1=un+ru_{n+1} = u_n + r. Alors un=u0+nru_n = u_0 + nr (ou un=u1+(n−1)ru_n = u_1 + (n-1)r si la suite commence à u1u_1).

Exemple. Un abonnement coûte 2020 € le premier mois, puis 22 € de plus chaque mois. Prix du 4e mois ?

  1. bn=20+2(n−1)b_n = 20 + 2(n - 1), donc b4=26b_4 = 26 €.

Suite géométrique : on multiplie

(un)(u_n) est géométrique de raison qq si un+1=q×unu_{n+1} = q \times u_n. Alors un=u0×qnu_n = u_0 \times q^n.

Exemple. 1 0001\,000 € placés à 3 %3\,\% par an (intérêts composés).

  1. Chaque année on multiplie par 1,031{,}03 : Cn=1 000×1,03nC_n = 1\,000 \times 1{,}03^n.

Astuce. Intérêts simples → suite arithmétique ; intérêts composés → suite géométrique.

Les sommes

  • Arithmétique : somme == nombre de termes ×premier+dernier2\times \dfrac{\text{premier} + \text{dernier}}{2}.
  • Géométrique : 1+q+⋯+qn=1−qn+11−q1 + q + \dots + q^n = \dfrac{1 - q^{n+1}}{1 - q} pour q≠1q \neq 1.

Exemple. Calculer 1+2+4+⋯+291 + 2 + 4 + \dots + 2^9.

  1. 1010 termes : 1−2101−2=1 023\dfrac{1 - 2^{10}}{1 - 2} = 1\,023.

Suites arithmético-géométriques

Une suite du type un+1=aun+bu_{n+1} = a u_n + b se ramène à une suite géométrique en posant vn=un−ℓv_n = u_n - \ell, où ℓ\ell vérifie ℓ=aℓ+b\ell = a\ell + b. L'énoncé donne en général le changement de suite.

Les pièges à éviter

  • Écrire u0×q×nu_0 \times q \times n au lieu de u0×qnu_0 \times q^n.
  • Mal compter les termes d'une somme (de 202^0 à 292^9, il y en a 1010).
  • Prendre le taux 0,050{,}05 comme raison au lieu du coefficient 1,051{,}05.

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